Gwangju, Sa cuisine et ses musées

Quelques heures de TGV pour aller de Mokpo à Gwangju c’est bien facile. Les trains ici, partent à l’heure, arrivent à l’heure.

Autre truc vraiment cool, le positionnement des voitures sur les quais. La voiture 10 est toujours à l’emplacement 10 sur le repère 10 du quai. Simple. Basique.

Je m’arrête là pour mon admiration sans limite pour les systèmes de transport Coréen.

Gwangju, c’est vraiment grand, très étalé. Dans le ferry en plus de mon copain Inseok, j’ai fait la connaissance de Morgane, une Bretonne vivant en Norvège, et ayant fait le tour de l’ile de Jeju à pieds pendant 30 jours. C’est une personne brillante comme on en rencontre peu. On avait eu très peu de temps pour échanger, elle partant directement après à Gwangju, moi restant passer la soirée avec Inseok. Du coup on s’était mis d’accord pour se retrouver le lendemain.

A votre avis, que font deux Français lorsqu’ils se retrouvent quelque part ? Ils vont manger bien sûr ! On décide de tester une des deux spécialités du coin à savoir l’Ori tang, une soupe de canard de la région.

Vu que j’ai complètement oublié de prendre des photos du repas, tant celui ci était très technique (à un point où des vieux Coréens à côté de nous, nous ont aidé à nous servir), n’oubliez pas que la cuisine Coréenne est servie en kit et qu’il faut se débrouiller avec ce que l’on a dans l’assiette, le plat, la casserole. vous aurez au moins les photos de la vitrine, car, fait étonnant, ce restaurant a l’air d’être connu et passe ou est passé dans différentes émissions de télé.

Vous devrez donc me croire, c’était bon et étonnant, mais bon… Mais étonnant.

On finit notre repas et nous mettons d’accord pour un programme commun le lendemain : Un musée, Une expo et la visite d’un quartier pittoresque entrecoupé bien sûr un déjeuner !

Nous nous retrouvons pour l’ouverture du Musée d’art contemporain de Gwangju.

Je suis un peu en avance, je me fait une petite camomille. avec de vraies fleurs dans le sachet ! Très bon !

Allez, Nous faisons la visite, avec des œuvres très hétéroclites.

Les artistes Coréens, sont très inspirés par le Boudhisme et certaines des légendes ou mythes qui y sont attachés et qu’ils intègrent dans leur réflexion philosophique comme ce triptyque de Park Chan-Kyong.

On trouve des œuvres très différentes pour lesquelles parfois, le visiteur peut intervenir comme sur la photo de droite.

La visite continue comme cette réflexion sur le dodo, animal disparu qui fait écho à la disparition prochaine de l’homme.

Puis nous arrivons sur le travail calligraphique incroyable de Lee Cheol Ryang, professeur de l’université d’art qui jouxte le musée.

A sa manière et je crois, de façon totalement différente, il y a une connexion avec Soulage sur le travail du noir, avec pour Lee, cette répétition lié à sa technique calligraphique à la fois hypnotique et impressionnante d’abnégation au regard de la taille des toiles.

Je dois reconnaitre que je suis totalement fan.

Nous finissons le musée et nous dirigeons à côté pour découvrir une sorte d’exposition ayant pour thème le design et l’inclusivité au sens très large.

C’est un peu perturbant car on est à mi chemin entre musée et promotion sans trop savoir à quel niveau se situe la frontière.

Petit point amusant, une vidéo montre la conception du bateau Norvégien que nous avions pris lors de notre voyage là bas pour visiter les fjords. Ils expliquent que grâce au système de rampes, il est accessible à toute personne. Ce qui est vrai !

Je rappelle que je suis en train de faire la visite avec une Française vivant à côté d’Oslo. Pas banal tout ça !

Nous passons de salles en salles, en regardant les projets, concepts et autres inventions existantes ou à venir permettant l’inclusion de l’autre. C’est quand même très intéressant.

Nous finissons la visite et décidons de traverser la ville pour aller gouter la deuxième spécialité locale : le Tteokgalbi, sorte de galette Galettes de côtes de bœuf (ou de porc) hachées, marinées et grillées au charbon. Ce plat autrefois réservé à la royauté.

Et toujours ce repas en kit !

Le plat est servi avec une soupe, les fameux steaks. On arrive vite à se dire que le bœuf est bien meilleur que le porc, mais globalement c’est quand même assez bon, et, ne nous mentons pas, c’est bien souvent la sauce qui fait tout le boulot.

Nous finissons notre repas, et prenons le chemin du quartier à visiter en passant par un marché couvert, l’endroit où les Coréens font leurs courses (et où tous mes redflag concernant l’hygiène se mettent en route) et déambulons.

Et finissons cette journée autour d’un gouter avant de se séparer et continuer notre route chacun de notre côté. C’est aussi ça les rencontres de voyage, courtes mais tellement enrichissantes. Ce fut une bien belle journée.

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