Aujourd’hui je vais aller voir les chutes de Kuang Si à une heure de Louang Prabang. Je décide de louer un scooter et me prépare à le récupérer quand soudain…
Je reçois à 8H00 un appel de mes deux camarades Bretonnes. Elles sont sur le bord de la route après avoir eu un accident de scooter. Allons bon. Elles sont à quelques kms de moi et n’arrivent pas à joindre le loueur pour venir récupérer le scooter, visiblement incapables de conduire.
Je suis encore dans ma chambre, je m’active du coup pour aller à leur hôtel, trouver une dépanneuse, appeler le SAMU local bref, ma réaction normale de papa !
Moi quand mes filles m’appelleront pour venir les chercher en soirée alors que c’était pas prévu.
Bref, je reçois un second message 2mn après pour me dire qu’un local avec un pick-Up les a aidée et qu’elles se dirigent vers l’hôpital de Louang Prabang.
Je récupère mon Scooter, pas de bol cette fois ci je me retrouve avec un truc encore plus city que la dernière fois alors que j’avais prévu de taper des kilomètres. Qu’importe, à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. En attendant direction l’hôpital de Louang Prabang retrouver mes deux camarades d’aventure et prendre de leur nouvelles.

J’en profite pour faire un petit tour du propriétaire, déjà n’ayant pas trop le choix pour les retrouver et puis parce que c’est une opportunité de voir comment cela se passe l’hospitalisation au Laos.

Je tourne un peu en rong dans le bâtiment pavillonnaire intégrang une sorte de grand patio. Une fois les urgences passées je me rends compte que la principale activité est la pédiatrie. J’apprendrai plus tard qu’il y a 2 autres sites.
Je me dépêche pour trouver les deux rescapées de la route. Je montre une photo à tous les agents en me disant que deux “Western” (c’‘est comme cela qu’on nous appelle ici) ne passeraient pas innaperçues. Bingo, je me fais orienter vers un bâtiment tout neuf (de 10 ans sans doute) construit par les Chinois.

Je vais vers le bureau d’accueil avec ma photo sur mon téléphone et on me dirige vers un autre espace de l’hôpital.

Je retrouve mes deux éclopées pas mal amochées, l’une qui a du mal à respirer suite à l’impact sur sa cage thoracique, l’autre, la conductrice ayant amorti la chute du scooter avec son corps.
Mais elles sont vivantes et attendent de passer une radio. J’encourage sérieusement la deuxième à en faire de même parce qu’ici, si tu ne demandes pas un examen, ils ne prennent pas l’initiative de le faire. Puisque tu paies. Enfin je suppose, ne voulant pas mettre ça sur le compte de la flemme d’expliquer à des étrangers.
Radios effectuées, avec un contrôle de l’image sur le téléphone (j’ai envie de mourir) Tout va bien ou presque.

Lorsque nous nous sommes quittés pour continuer notre route, nous avions discuté de rouler ici. Elles me disaient qu’elles faisaient du scooter en tongues. Je les avais alors incitées très fortement à porter une paire de chaussure. A mon grand réconfort, elles m’avaient écouté et portaient leurs tennis, ce qui a sauvé le pied de la plus amochée des deux.
Les résultats de la radio du thorax n’étant pas très concluant au regard de la difficulté à respirer de la seconde, je l’invite à consulter ailleurs, le fait de ne rien avoir n’étant pas très cohérant avec ses douleurs exprimées. Bien lui a pris, puisque quelques jours plus tard, dans un établissement plus sérieux, le bilan était côtes félées.
Mais bon, on dira qu’il y a eu plus de peur que de mal et quand même des vacances qui vont être un peu contrariées pour elles.

Je leur file un dernier coup de main pour ramener leur scooter en ville, récupère le miens et pars enfin faire ma promenade et, accessoirement, reprendre la route qu’elles avaient pris le matin même.
Vais-je à mon tour connaitre un désagrément ?
Vous le saurez lors de mon prochain article ! #teasingdefoufou

