Nous sommes le 6 novembre 2025 et me voilà bien arrivé au Cambodge. Le vol fut assez rapide. Je suis maintenant dans la ville de Siem Reap, arrivé par le nouvel aéroport qui se trouve à 1H de route de la ville. C’est un peu contraignant mais je trouve ça bien de ne pas avoir les avions qui te décollent au dessus de la tête comme j’ai pu avoir notamment en Corée.

J’ai une heure de laverie pour écrire, je vais tâcher d’être efficace !
Siem Reap est une ville plutôt au nord du Cambodge. Mais pas trop histoire de pas être sur la ligne de front car en ce moment ça barde entre eux et la Thaïlande pour une vague histoire de frontière mal tracée par les Français en 1907. Il faut croire que c’est toujours la même histoire, avec des personnage différents.
Bref, je ne m’attarde pas trop sur ce sujet, parce que c’est compliqué et derrière tout ça, il y a une histoire de gros sous entre certains notables de chaque pays. Il faut d’ailleurs savoir qu’il y a un système de caste au Cambodge, il y a donc les très riches qui roulent en Maybach, Lamborghini et autres joyeusetés, ont des terres bien placées (généralement là où sont les plus gros hôtels), gardes du corps et un bon poste au gouvernement.
Me voilà donc arrivé à Siem Reap et là mon taxi m’explique qu’il ne pourra pas aller jusqu’à mon hôtel. Je lui demande pourquoi un peu interloqué, il me répond que la rivière bloque. Je ne comprends pas trop et lui demande de m’expliquer (On se parle en anglais, il faut que je m’adapte à l’accent et au son de la voix qui s’approche plus d’un col vert, oui le khmer, la langue officiel a un son très étrange pour nous, tout à fait normal pour eux bien évidemment).
Bon Om Touk
il s’agit en fait d’une fête, et pas n’importe laquelle : celle du Bon om Touk ou la fête des eaux. Elle célèbre la fin des saisons humides. J’arrive à la toute fin, et le soir, il fait encore très chaud et je dois traverser le monde avec mon sac à dos. Ambiance

il y a des gens partout, des stands de bouffe tous les 2m, de la musique forte à faire saigner les tympans et des khmers qui font la fête. Un peu ivre pour bon nombre d’entre eux. C’est bon enfant même si avec ma tête de Western et mon sac à dos aussi gros que moi, je ne suis pas des plus à l’aise dans cette foule surexcitée.
Certains faisant même des choses assez bizarres le tout dans un brouhaha improbable résultant de la compétition de puissance entre les différents stands. Je vous laisse juger.
Je continue d’avancer et entends une grande déflagration. A priori personne n’a l’air de s’inquiéter outre mesure. (Je garde en tête que ça défouraille pas si loin que ça). Puis je lève la tête et là… Un magnifique feu d’artifice juste devant moi, comme pour m’accueillir. (ok non mais quand même)


Après avoir applaudi comme il se doit le feu d’artifice, je continue mon chemin et admire les décorations de la rivière et les stands de brochettes qui enfument toute la rue.



Je me suis arrêté manger dans un restaurant non loin de mon hôtel. Après m’être baladé un peu, je vais me coucher et laisser les khmers continuer la fête jusqu’au bout de la nuit. Coup de chance, mon hôtel est juste à côté mais dans une petite rue calme. Le hasard fait parfois vraiment bien les choses.
