Départ de Jeju par ferry toujours, direction Mokpo pour 5h40 de traversée. Cette fois ci je me dis qu’au vu du temps je vais être malin et me prendre une cabine. J’y suis resté au total, moins d’une minute. Une belle action de ma part !
Il fait beau, j’en profite pour me poser dehors à l’abris du vent et contempler le paysage insulaire environnant.

Je ne suis pas le seul mais je me trouve une place parfaite, partagée par une autre personne qui utilise ce temps libre à la méditation


Je fais la rencontre d’un Coréen de 35 ans, Inseok, qui s’apprête à venir en Europe pour quelques mois et profite de ma présence pour entrainer son anglais. Nous contemplons l’espace d’un temps le magnifique (et mon premier en Corée) coucher de soleil.

Arrivés à Mokpo, nous décidons d’aller manger quelque part, lui est d’ici mais depuis peu. On trouve un resto BBQ Coréen mais avec du bœuf que je n’ai pas encore gouté ici. Le bœuf est cher en Corée, et ils ne connaissent pas le veau. Il m’avoue qu’il ne sait pas cuir cette viande. J’en profite pour sortir ma meilleure expertise en terme de cuisson de viande. Il a l’air satisfait (ouf !)

On se raconte nos vies, en mangeant et laissant le temps filer sans s’en rendre compte.
Une fois le ventre rempli, nous décidons d’aller boire un verre quelque part, mais après une petite promenade digestive bien méritée.
il m’emmène dans un endroit dans une Samsung Renault (oui oui ça existe) qui ressemble à s’y méprendre à une Talisman. Peut être parce que s’en est une évidemment.


Nous arrivons sur une promenade animée le long de la mer qui n’est jamais loin ici tant la ville est sur une quasi presque-île.

La promenade continue sur un passage aménagé le long de la paroi rocheuse, et, comme tout en Corée, éclairée avec un style inimitable.

Nous arrivons devant un rocher particulier. Il s’agit du Gatbawi Rock, une incongruité géologique célèbre ici car sur la pierre, une forme de chapeau traditionnel Coréen, le Satgat, le chapeau conique qu’on peut voir partout dans les campagnes asiatiques, même si plus trop porté en Corée.

Très personnellement je trouve que cela ressemble à deux rochers. Mais dont act, je ne vais pas vexer mon guide improvisé par un scepticisme très français.
Deux légendes sont attachées à ce rocher :
Première légende
« Il y a longtemps, un jeune homme vivait avec son père malade et vendait du sel. Bien que pauvre, c’était un homme bon qui aurait tout fait pour aider son père.
Il travaillait comme ouvrier agricole chez une riche famille afin d’économiser de l’argent pour soigner son père. Il s’acquittait bien de sa tâche, mais finalement, son maître ne le paya pas. À son retour, un mois plus tard, il trouva le corps de son père déjà froid.
Il regretta sa négligence et son manque de soins. Il se dit qu’il aurait au moins essayé de lui assurer une sépulture digne. Malheureusement, en déplaçant le corps de son père, il glissa et laissa tomber le cercueil dans la mer.
Il fut affligé par la mort de son père, enterré sous l’eau. Pour expier sa faute, il resta à cet endroit, coiffé d’un chapeau de bambou, jusqu’à sa mort, afin de ne jamais voir le ciel. Quelque temps après son décès, deux rochers émergèrent à Gatbawi. »
Deuxième légende
« Une autre histoire de… » La légende raconte que lorsque Bouddha et un disciple traversèrent la rivière Yeongsan, ils firent halte à cet endroit. Ils poursuivirent leur voyage, laissant derrière eux leurs chapeaux. On dit que leurs chapeaux se transformèrent en rochers, d’où leur nom de « rochers des moines ».
C’est la semaine, c’est assez calme, nous nous arrêtons dans un des mille cafés boire un verre et discuter encore un peu.

Mais il est temps de rentrer à l’hôtel, où, de ma chambre, je peux contempler la vue donnant sur la ville.

Le lendemain, je vais prendre mon train pour Gwangju, j’ai un peu de temps avant le départ, je pose mon sac dans un casier et vais me promener un peu aux alentours

Je n’ai pas forcément le temps (ni l’envie) de tout faire, je m’attarde donc sur quelques monuments et points de vue.
Dès que le s’écarte du centre, cela monte. Fort. mais on a un joli point de vue avec quelques bondieuseries et autres rochers sacrés.




En redescendant je m’attarde sur quelques bâtiments, sculptures et autres œuvres de street art.




Je passe devant cette boulangerie et m’achète un pain aux olives.

Je me sens un peu comme un certain Louis à ce moment précis de mon aventure.
Il est temps pour moi de reprendre ma route direction Gwangju.

