Paju, L’architecture perdue

Je quitte Séoul pour partir faire le tour du pays.

Paju se trouve au nord, non loin de la frontière avec la Corée du Nord.

Je prends un train et un bus pour m’y rendre. Toujours quelques difficultés pour comprendre la signalétique locale (j’ai poireauté une demi heure sur le mauvais quai !) – j’ai l’impression d’être sur le parvis d’un quartier de la Défense.

J’y vais pour voir un site particulier qui s’appelle la Heyri art Valley, dont beaucoup de guides et sites parlent.

J’arrive à 10H00 soit pile à l’ouverture du site.

Le lieu est une sorte de village qui a été créé pour et par des artistes, peintres, écrivains, et toute sorte d’autres créatifs.

J’arrive tôt, le village est plutôt vide. J’avoue, de prime abord, je suis à la fois un peu décu, et à la fois intrigué. Chaque bâtiment est une oeuvre architecturale en soit. Mais, tout est un peu décrépit. Beaucoup de choses sont fermées, obsolètes.

Je pense que c’est plus lié à ma vision Européenne qu’à une réalité ou un manque de volonté d’entretenir. Mais j’avoue que j’ai plus l’impression de faire de l’urbex que d’être dans un centre artistique. la période touristique basse, n’aide pas non plus.

“J’ai dépensé sans compter”

Je fais d’abord un premier musée qui a intégré le musée de la miniature, laissé à l’abandon un peu plus loin.

Des fois, c’est un peu confus, comme les Smoker forest, petites figurines du folklore Allemand (je n’ai pas pris en photo) ou la miniature de rayponce

Bref, ce musée m’a laissé un peu perplexe.

Puis j’ai fait un deuxième musée. Et quand je dis musée., je devrais dire plutôt attraction brocante.

imaginez entrer dans un bâtiment, qui descend sous terre sur 3 niveaux, dans lequel vous faites une sorte de voyage temporel dans un brique à braque et une décoration quelque peu oppressante.

C’est une enfilade de pièces ou de ruelles décorées et distribuées de pièces représentant la vie à différentes périodes de la Corée. On y trouve des magasins, des maisons, des classes, des collections de milliers d’objets de toute époque étalés de part et d’autre des couloirs.

C’est sans fin, c’est surchargé.

Notez que fais la visite avec mon sac à dos de 45 litres et mon mètre 80. Circuler là dedans alors que de plus en plus de gens affluent n’est pas une sinécure. Mais somme toute le site est assez génial pour qui est atteint du syndrome de Diogène.

Je me mets à tourner en rond dans tout ce bazar avant de comprends au bout d’un moment que le chemin de l’aller est le même que pour en sortir.

l’extérieur du musée n’est d’ailleurs pas en reste

Je vous passe les détails des magasins de souvenirs que l’on peut trouver ici mais sachez que l’on peut acheter ceci :

Je pars du site le sentiment du devoir accompli et me dirige vers l’hôtel pour poser mon sac.

une fois la chose faite, je me restaure puis vais marcher un peu pour digérer.

Et là, je tombe sur un petit village

La reconstitution d’un village provençale. J’étais pas prêt.

Il y a trois choses qu’il faut savoir sur les Coréens :

  • ils ont une passion pour les attractions, parcs à thème,
  • Ils adorent la France
  • Ils adorent faire du shopping

Bref, ils ont regroupé ici leurs 3 passions en un seul endroit.

La célèbre tour Eiffel provençale

Voilà pour cette journée. je rentre à l’hôtel pour me reposer et profiter de la baignoire à bulles (yes it is).
De ma fenêtre je vois la Corée du Nord de l’autre côté de la rivière. C’est assez flippant et en même temps, je trouve que cela ressemble étrangement à la Franche Comté (ma meilleure blague)

Fin pour ma journée.

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