Some Monk, a mountain with a temple, a Royal Palace.

Ce matin, réveil à 5H30. Quelle idée saugrenue me direz vous. Et je vous répondrai que oui, vous avez raison. Mais c’est pour une noble et pieuse cause.

Ce matin et bien que l’habit que je porte ne fait pas de moi un moine, je vais participer à l’effort du monastère.

A Louang Prabang, il y a tout les matin une cérémonie qui se déroule dans la vieille ville. Comme celle-ci n’est pas si grande, elle se déroule dans l’avenue principale où tout ce qui a trait à l’histoire, au tourisme et à la restauration.

Après un réveil un peu piquant, je me dirige vers l’avenue principale, non loin de ma guest House.

Je vois des petits tabourets alignés le long du trottoir, un tapis tout le long posé au sol et une barrière matérialisée par un fil.

Des dames avec des chariots attendent le long de cette sorte de promenade. Je me fais alpaguer par l’une d’entre elles qui ne me laisse pas trop le choix et m’attrape pour m’installer. Je n’ai pas le temps de comprendre que je viens de me faire avoir et me retrouve assis, un linge en travers de l’épaule à la hanche et des paniers (j’ai eu le droit à double dose par rapport aux autres). 50 000 Kip (la monnaie Laotienne) demandés prestement. Heureusement je les ai sur moi. Une sacrée somme. Ok ça fait 2€. Mais quand même !

je me retrouve donc assis, au milieu de bouddhistes chinois et une organisatrice de groupe qui raconte des histoires empreintes de religion, c’est en tout cas ce que mon traducteur a l’air de dire. Ils ont l’air satisfaits.

Les moines arrivent en rang, une sorte de gamelle et un sac prêts à être remplis de riz et de crackers.

Place au spectacle. Pardon, à la procession.

On passera rapidement sur le comportement inapproprié des touristes qui ne savent pas se tenir et se mettent à 30cm de la tête des moines…

Après autant de dévotion pour Bouddha, rien ne vaut un bon petit déjeuner. Il n’est qu’à peine 7h00 après tout.

Un chien vient chercher ses croissants en Scooter. Ils sont vachement bien dressés ici.

Mais trêve de repos : je vais aller escalader le Mont Phoussi afin de profiter du point de vue sur la ville. Ce dernier se trouve en plein centre de la ville. Escalier ou rien bien sûr. En haut culmine un petit temple. Et c’est payant (comme à peu près tout ici)

Arrivé en haut (et tout transpirant alors qu’il n’est pas encore 8H00) je peux voir la ville à 360° et un bout du célèbre Mekong.

Voilà une mission rondement menée.

Une fois redescendu, je profite pour admirer le palais Royal juste en face. Rappelez vous que Louang Prabang était la capital du Laos avant que cette dernière soit délocalisée à Vientiane.

En son entrée trône le Haw Phra Bang, la pagode qui abrite une statue de Bouddha.

Le palais royal, aujourd’hui un musée que je ne pourrais malheureusement pas montrer, les photos y étant interdites. Mais sachez que j’y ai vu le service à thé en porcelaine offert par les époux De Gaulle et un bout de lune offert par les Etats Unis. Selon ses moyens comme on dit.

Différents bâtiments dont un théâtre (on y reviendra plus tard) le tout dans un parc arboré avec une immense statue du Roi Sisavang Vong (mort en 1959) de 5 tonnes réalisée par les Russes en 1973 et transportée de Russie jusqu’ici en 1976. (Soit 1 an après l’abdication de son fils Savang Vatthana en 1975 lors de la prise du pouvoir par le parti communiste.)

il y a un théâtre. Je prends une place et reviens le soir pour profiter du spectacle folklorique Laotien.

Voici un rapide résumé de l’histoire que j’ai trouvé.

“L’histoire est le Phra Lak Phra Ram où la version Laotienne de l’épopée Indienne du Ramayana. Il raconte l’histoire de Phra Ram (Rama) et de son frère Phra Lak (Lakshmana), de l’enlèvement de Nang Sida (Sita) par le roi démon Hapkhanasouane (Ravana), jusqu’à son sauvetage grâce à l’aide d’Hanouman (Hanuman).

Cette adaptation présente des particularités, comme un rôle plus marqué pour le roi démon et des adaptations culturelles, notamment le rejet de l’épreuve du feu pour Sita, reflétant une perspective bouddhiste.

Un très beau compte dans ce théâtre rempli d’histoire.

Après avoir mangé un morceau, en rentrant vers ma chambre, je croise un petit bar, Le Cranky T tenu par Lizzy, 50% Laotienne, 50% Américaine et 100% génialement déjantée et son “boyfriend” (en tout cas ça l’était à ce moment là) Floris, un Hollandais vagabond qu’elle héberge dans son b&b. À ce joyeux petit groupe vient s’ajouter un retraité Anglais passioné de musique, un Suisse semi retraité qui organise des voyages pour les gens les plus riches de la planète et d’autres personnes aux parcours de vies incroyables ou improbables. Discuter de tout de rien et se dire que voyager c’est aussi partager.

Et maintenant, en route pour le Cambodge !

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