Après une bonne nuit de sommeil, je me réveille sous le soleil (ça fait plaisir) même s’il fait assez frais. Je pars rejoindre Sheldon pour une visite contemplative de la ville.

La ville de Takayama, que l’on nomme le petit Kyoto des Alpes Japonaise, s’offre à nous l’ancienne ville au charmantes maisons faites de bois qui, pour bon nombre sont des magasins. puisqu’ancien quartier commerçant.

On va prendre un petit déjeuner dans un restaurant typique de la ville : les Onigiri de Kiyo Musubi.


Nous repartons et visitons un un antiquaire juste à côté.


Nous déambulons dans la ville, profitant du soleil.

Si vous vous demandez à quoi sert les ficelles accrochées à cette grande tige, c’est tout simplement pour que les branches ne cassent pas sous le poids de la neige.
Notez le soin apporté au graviers sur le sol.
En passant dans un magasin café, salon de thé sculpteur sur bois, je m’arrête sur un mur de séparation fait de tasseaux de bois accrochés au plafond. Les barres ne sont pas parfaitement posées de la même manière. Les Japonais ont un mot pour ça : wasi Sabi.
Le wabi-sabi est une philosophie et une esthétique japonaise qui nous invite à trouver la beauté dans l’imperfection, la simplicité et les marques du temps. Ce concept repose sur deux idées complémentaires. D’une part, le « wabi », qui représente la simplicité, l’humilité et le sentiment de paix ou de douce mélancolie que l’on ressent face à la nature. D’autre part, le « sabi », qui désigne la beauté des choses qui vieillissent, comme la patine d’un objet usé ou les traces laissées par les années.
Apparue dès le XIIe siècle, cette éthique prône un retour à la sobriété et nous apprend à accepter la nature éphémère de toutes choses en y voyant une qualité. Cette approche se retrouve dans plusieurs pratiques artistiques concrètes. Par exemple, le Kintsugi consiste à réparer des objets en céramique cassés en soulignant leurs fissures avec de l’or, sublimant ainsi leur histoire au lieu de cacher leurs défauts. Dans le domaine textile, la technique du Sashiko utilise des coutures visibles et irrégulières pour réparer et embellir les vêtements usés. Enfin, l’art des bonsaïs et l’esthétique minimaliste des jardins de pierres illustrent parfaitement cette recherche d’une beauté naturelle et modeste. Tout le génie Japonais dans la conceptualisation.
Nous finissons notre promenade au travers de la ville.


Nous allons dans un restaurant pour le déjeuner de délicieuses ramen avant de nous séparer pour continuer chacun de notre côté.


En route pour de nouvelles aventures.

ps : la propreté des toilettes du train… No comment.

