Le japon est connu pour pleins de choses : les manga, leur côté totalement déglingué et stricte à la fois, la bouffe et les millions de trucs Kawaii. Le Japon est aussi réputé pour son whisky. Il se trouve que dans la préfecture d’Osaka se trouve dans la ville de Shimamoto (surtout ne pas rigoler), la distillerie de Whisky Yamazaki que je décide d’un commun accord avec moi même de visiter.

Comme dit plus haut, la distillerie est à 20 minutes de Kyoto, je prends le train pour m’y rendre. J’aime vraiment cette ambiance dans les trains et les banquettes de chaque côté de la rame. Regarder discrètement la vie des gens et des générations qui se côtoient, les chauffeurs avec leurs gants blancs. Esthétique et suranné. Ma grande passion.



Ok j’avoue, j’y suis allé comme si j’étais Français ce qui fait qu’une fois arrivé et n’ayant pas réservé la visite, je me retrouve contraint de repartir sachant que bien sûr, il n’y a pas grand monde. La rigidité Nippone est parfois vraiment désappointant. J’arrive à avoir un rendez-vous le lendemain. Je vous épargne les aller retour inutiles avec mon sac à dos (rage) et me voici de retour.

Le site se divise en deux parties à ma gauche et en haut l’usine et devant sur la droite d’une grande allée le musée.

A droite du musée, l’espace de dégustation très très classe. Il est 10H00 du matin j’ai hâte de déguster des wihsky d’une excellente qualité et me cramer l’estomac. (Non.)
Je rentre au musée qui doit faire 100m2 à tout casser, j’ai le droit à badge, signature d’une décharge etc.
La visite commence par l’histoire de la distillerie et de son fondateur, Shinjirō Torii, né en 1879 et la création de la distillerie en 1923.

En 1899, à seulement 20 ans, il ouvre sa propre boutique, la Torii Shoten (qui deviendra plus tard Suntory). Son premier grand succès commercial arrive en 1907 avec le Akadama Port Wine, un vin de Porto doux adapté au palais japonais. La réussite financière de ce produit va lui donner les fonds nécessaires pour réaliser son véritable rêve : créer un whisky authentiquement japonais.

Contre l’avis de ses conseillers qui jugent le projet trop risqué, Shinjiro Torii décide de se lancer au début des années 1920. Pour y parvenir, il recrute Masataka Taketsuru, un jeune chimiste qui revient tout juste d’Écosse où il a appris les secrets de fabrication du scotch traditionnels dans les Highlands.
Si Taketsuru imagine une distillerie au nord, sur l’île d’Hokkaido pour retrouver le climat écossais, Torii impose un choix stratégique différent et achète un terrain en 1923 à Yamazaki, à la frontière des préfectures de Kyoto et d’Osaka.
Ce choix s’avère magistral pour trois raisons :
La qualité de l’eau : La zone est célèbre pour ses sources pures, célébrées dès le XVIe siècle par le maître de thé Sen no Rikyu.
Le climat unique : Située à la confluence de trois rivières (Katsura, Uji et Kizu), la vallée est plongée dans un brouillard humide et chaud constant, un microclimat idéal pour faire vieillir le whisky en fût de chêne de manière plus rapide et intense qu’en Écosse.
La logistique : Être proche des grands centres de consommation d’Osaka et de Kyoto permettait de limiter les coûts de transport.
La construction débute ainsi à la fin de l’année 1923. C’est officiellement l’acte de naissance de la première distillerie de whisky de malt du Japon, posant la première pierre d’un empire devenir l’un des acteurs majeur des spiritueux Nippons.

Voilà pour la partie historique.
J’ai déjà presque fini le musée qui est vraiment tout petit (je savoure l’aller retour inutile de la vielle) et admire la typologie de verres permettant de faire une meilleure dégustation

Même s’il y a peu à dire sur l’histoire florissante de la compagnie, la mise en scène est des plus remarquables.


J’arrive au bout du couloir qui donne accès à la salle de dégustation, de toute beauté.

On est limité dans le nombre de verres que l’on peut acheter. je m’oriente sur une trilogie pour avoir une idée la plus large possible.

Et voilà mes trois verres. Qui y a t’il de plus beau.

Je fais ma dégustation très lentement (je n’ai pas petit déjeuner) en compagnie d’autres amateurs qui font cela avec un grand sérieux

Je finis mon verre et prend congé après être passé à la boutique afin d’y acheter quelques petits souvenirs… (huhuhu).
il fait plus beau qu’hier, j’ai au moins gagné ça et mes photos sont plus jolies.





Il est 11H30. J’ai fini ma visite. J’ai plein de temps et pas vraiment de plan. Je pensais pouvoir visiter un peu plus sur la partie production. Je regarde ma carte et un lieu devant lequel j’étais passé attire mon attention. Je décide d’y aller sans trop savoir ce que je vais trouver à l’arrivée. Mais après tout, je suis un peu bourré, au Japon. Que peut il m’arriver ?

