Je suis à Osaka et je pars pour un petit village à côté de Kyoto car ce matin, je vais suivre un cours accéléré de forge traditionnelle d’un couteau japonais. Je suis joie !
Je suis parti tôt et prends le train pour me rendre à mon point de rendez-vous. J’en profite pour vous rappeler les précautions d’usage lorsque vous utilisez les transports en commun Japonais.

Je suis arrivé à la forge et me prépare pour prendre le cours du maitre forgeron.


J’ai mis la tenue de « sécurité » que l’on m’a passé. Je me sens safe à présent.

Le système est somme toute assez rudimentaire. Un foyer, une hotte, des turbo pour faire monter vite en température les foyers. Bref, de quoi chauffer le métal à blanc rapidement.

C’est parti pour la chauffe. Ma première erreur . J’ai gardé mon gilet, je crève de chaud ! Je le saurai pour la prochaine fois !
On utilise ici un charbon spéciale pour la forge. Ce charbon est d’ailleurs une composante de la méthode traditionnelle utilisée. (Enfin, c’est ce qu’ils m’ont dit).
J’ai choisi un gabarit (une forme de couteau) et maintenant, je dois taper comme un sourd sur le bout de métal chauffé pour lui donner la forme souhaitée.

Cette partie, alternée de remontée en température du morceau de métal est vraiment physique. Plus que je n’aurais imaginer. On souffre tous au bout de 5 minutes, et il en faudra 10 de plus pour lui donner sa forme définitive.


C’est pas vendu. Mais on y travaille !
Une fois la frappe réalisée, passage à la policeuse pour affûter la lame qui reste brute. C’est très joli. Bien sûr je suis tellement cuit que j’en oublie de prendre des photos ! Mais sachez que le résultat est de toute beauté. Bon en vrai, la lame est toute tordue, et pas super aiguisée mais bon c’était mon premier couteau.

On choisir le manche qu’on ne montera pas sur le couteau, ce qui me permet de me balader avec sans risque de finir en prison. Un détail qui a quand même son importance vu que cela ne faisait pas partie de mon projet de voyage.
Pour finir, un peu d’aide du maitre forgeron pour donner la forme finale du couteau.
Résultat, je suis content de l’avoir fait. Même si j’aurais préféré faire cela sur une durée un peu plus longue et prendre le temps de mieux aborder les finitions. Mais somme toute, c’était une super premier exercice, et je crois pouvoir dire : mission accomplie.
